

Figure incontournable du cinéma français, Alain Guiraudie construit depuis plus de trente ans une œuvre singulière, en proposant un cinéma de la transgression joyeuse. Ses films ne demandent pas la permission, ils s’imposent comme des gestes nécessaires, capturant avec le même regard incandescent les marges et les cœurs que la société préfère souvent tenir à distance. Sa caméra ne juge jamais ; elle accueille et révèle.
De film en film, le cinéaste poursuit une même quête : celle d’une fraternité possible entre les êtres et singulièrement entre le réalisateur et ceux qu’il filme. Chaque film d’Alain Guiraudie est ainsi un appel à la liberté et à la puissance émancipatrice du regard : le burlesque côtoie le tragique, le conte affleure sous le quotidien, plutôt qu’un simple sujet, l’érotisme redistribue les rapports entre les êtres.
Son cinéma, lorsqu’il cesse de vouloir démontrer, retrouve sa capacité la plus précieuse : révéler des possibles que le regard ordinaire ne savait plus voir.
Rétrospective du 2 au 8 septembre :
Au programme :
Du soleil pour les gueux suivi de Les Héros sont immortels
Pas de repos pour les braves
L’inconnu du Lac
Rester Vertical
Dimanche 6 septembre à 19h : CARTE BLANCHE | Happiness de Todd Solondz
Le cinéaste sera présent les 7 et 8 septembre pour deux séances-débats :
Lundi 7 septembre à 19h30 : Tout droit jusqu’au matin, suivi de Ce vieux rêve qui bouge
Mardi 8 septembre à 20h : Viens, je t’emmène
Programme
- Viens je t’emmène
- Lundi 7 septembre à 19H30
- Tout droit jusqu’au matin + Ce vieux rêve qui bouge
- Mardi 8 septembre à 20H00














